Archives de catégorie : Art / Media

Salon de la gastronomie des Outre-mer Sagasdom -3ème édition (2 au 4 février 2018)

Adresse : 1 place de la Porte de Versailles – 75015 Paris

  2 et 3a  Porte de Versailles

La remise du prix du Trophée de Babette – Sagasdom 2018

http://www.sagasdom.com/

Date de visite : février 2018

Après les 2 premières éditions à la Porte de la Villette, Babette de Rosières offre comme écrin à son 3ème salon de la gastronomie des outre-mer la Porte de Versailles, une véritable reconnaissance en terme de notoriété et un espace plus grand pour accueillir d’avantages d’exposants.

Le salon en profite pour s’ouvrir à la francophonie, avec des stands de la Tunisie ou de l’Afrique noire. Le mélange fonctionne plutôt bien. Autre nouveauté : un concours opposant des élèves d’écoles hôtelières jugés par un panel de chefs renommés, dont Guylène Arabian. Idée intéressante mais pas facile à suivre debout. On se lasse vite.

La préparation du sorbet au coco traditionnel

Le salon, c’est avant tout un lieu de découvertes gastronomiques et d’échanges avec des producteurs et artisans venus faire découvrir leurs spécialités. Aux traditionnels boudins, accras et sorbets coco, se mêlent des mets moins connus en Métropole tels que les traditionnels kassav (galettes de farine de manioc cuites sur une plaque en fonte très chaude, servies nature ou fourrées de confiture de coco, goyave, etc.) ou quelques innovations (kassav en version snacking : salés, fourrés de jambon et emmental ; boulettes de poissons apéritives ; eau de coco pétillante ; etc.).

Galettes de kassav cuites sur plaque – Sagasdom 2018

Babette est là bien sûr, toujours souriante et disponible pour répondre aux sollicitations de ses fans. Force et courage pour l’année prochaine comme on dit aux Antilles !

La chef Babette de Rosières goutant les préparations sur le stand de la Guadeloupe

Conférence Vins insolites (Le Cordon Bleu Paris)

Lieu : Le Cordon Bleu – 13 quai André Citroën 75015 Paris

  Javel André Citroën

Date  : Février 2018 – Durée: 1,5 heure -Tarif : 10 €

www.cordonbleu.edu

La célèbre école de cuisine Le Cordon Bleu renouvelle le cycle de conférences autour de la gastronomie initié en 2016/2017 mais cette année les conférences sont payantes (10 €, conférence d’environ 1,5 h). Je sélectionne donc celles auxquelles je compte participer et me laisse tenter par un intitulé énigmatique : les vins insolites. En quoi un vin peut-il être insolite ? C’est d’ailleurs par cette question que Pierrick Bourgault, conférencier du jour qui se définit comme un artisan en écriture et photographie, lance le débat. Les réponses fusent au sein de l’auditoire composé d’une quinzaine de passionnés et/ou curieux amateurs de vins :

  • L’altitude à laquelle poussent les vignes : eh oui, la Réunion produit du vin à partir de vignes perchées à plus de 1.600 m d’altitude ;
  • La température au moment des vendanges, avec le vin de glace (vin issu de raisins vendangés en hiver, produit au Canada, en Allemagne et en Alsace) ;
  • La couleur : j’apprends avec étonnement qu’il existe des vins orange, tirés d’un cépage de vin blanc vinifié comme un vin rouge, c’est-à-dire avec la peau du raisin qui donne une coloration orangée au moût ;
  • Le mode de vinification : en amphores (jarres en terre cuite utilisées depuis l’Antiquité) par exemple ou bien avec de la neige carbonique.
San Giovese Via Mari 2016 – Bouteille numérotée 13

Après ces découvertes surprenantes, place aux dégustations ! Nous testons 6 crus dans la salle de dégustation de vins de l’école, bien équipée à cet effet : 2 blancs, 1 rosé et 1 rouge pétillants et 2 rouges. Mon préféré est un San Giovese dit vin de balcon, produit à seulement 31 bouteilles par an par un Italien passionné qui cultive la vigne sur sa terrasse en Toscane. Merci à Pierrick Bourgault d’avoir partagé avec nous cette rareté, offerte par le producteur désireux de figurer dans le livre de M. Bourgault, Vins insolites. Voilà qui est chose faite.

Secrets de fabrication de galettes et crêpes (Saint-Denis)

La Bigoudene Crêperie, 11 allée des 6 Chapelles, 93200 Saint-Denis

www.labigoudene.fr

  Basilique de Saint-Denis

Prix : 6 €, Durée : 1h30

Date : Février 2018

Pour la Chandeleur, je me laisse tenter par une découverte/dégustation de galettes bretonnes organisée durant toute l’année par la crêperie La Bigoudene, via l’office de tourisme de la Seine Saint-Denis (www.tourisme93.com) grâce auquel j’ai déjà fait de bien belles découvertes. Pour un prix modique (6€ par personne), nous découvrons pendant près de 2 heures les secrets de fabrication des véritables galettes bretonnes, c’est-à-dire les galettes de sarrasin, également appelé blé noir bien qu’il ne s’agisse pas d’une céréale. En effet, le sarrasin, originaire d’Asie, appartient à la famille des polygonacées comme l’oseille ou la rhubarbe. Il ne contient pas de gluten mais a des qualités nutritionnelles très proches de celles du blé, ce qui en fit un élément indispensable de l’alimentation bretonne à partir du XVIème siècle.

Merci aux personnes qui nous ont accueillis lors de cette visite pour leur gentillesse et leur générosité aussi bien dans l’assiette (nous avons goûté de nombreuses galettes) que dans la transmission du savoir (les recettes sont fournies gratuitement sur le site labigoudene.fr et il nous a été remis à chacun les recettes des produits dégustés). On sent que la maison est authentique et travaille de bons produits frais (farine de sarrasin bio, beurre généreusement servi).

Démonstration-dégustation de galettes à La Bigoudene – Février 2018

Je recommande principalement la visite et un déjeuner à la crêperie aux personnes qui habitent ou travaillent à  Saint-Denis. Pour les autres dont je fais partie,  cela ne vaut pas nécessairement le coup de faire le déplacement. Je n’ai pas appris beaucoup de choses (c’est normal, la recette des galettes étant assez simple), si ce n’est quelques petits trucs et astuces que je vous livre ici:

  • Il existe de multiples déclinaisons de pâte à crêpes. L’important est de garder les proportions de farine et de liquide, soit 1,25 l de liquide non gras  pour 500 g de farine et une pincée de sel. Le liquide peut être un mélange d’eau de source, lait, bière, cidre, …
  • Le blé noir a besoin d’être battu pour fermenter. Il est conseillé de préparer la pâte la veille et de la laisser poser.
  • L’ajout de miel liquide dans la pâte donne à la galette une jolie couleur dorée.

Visites gourmandes organisées par l’office du tourisme de Seine Saint-Denis

C’est grâce à la fête de la gastronomie que j’ai connu le site de l’office du tourisme de Seine Saint-Denis (www.tourisme93.com) qui faisait la promotion de quelques événements culinaires. J’ai ainsi découvert nombre de visites culturelles, en Seine Saint-Denis mais également à Paris, proposées à des tarifs très intéressants (à partir de 6 euros la visite et en général aux alentours de 15 € l’activité d’environ 2 heures). Il y en a pour tous les goûts : ballades urbaines, découvertes du patrimoine industriel, théâtre et bien sûr gastronomie.

Collation au temple sikh de Bobigny – Octobre 2017

J’ai notamment noté côté cuisine :

  1. Secrets de fabrication de galettes et crêpes à la crêperie bretonne La Bigoudene (Saint-Denis)
  2. Balade botanique et atelier cuisine zéro déchet par Altrimenti (Bobigny)
  3. Balade-dîner au cœur du quartier chinois de Belleville (Paris)
  4. Barbès gourmand, cuisine de rue à la Goutte d’Or (Paris)
  5. La brasserie Gallia, manufacture de bières (Pantin)
  6. Brasserie La Parisienne : visite et dégustation de bières artisanales (Pantin)
  7. L’ancienne chocolaterie Menier (Noisiel)
  8. Visite d’un centre horticole (Aulnay sous Bois)

Salon du chocolat (Paris)

Adresse : 1 place de la Porte de Versailles – 75015 Paris

  2 et 3a  Porte de Versailles

www.salon-du-chocolat.com

Dates : 28 octobre au 1er novembre 2016

Tarif:  Adulte : 14 €, enfants 3 à 12 ans : 6.50 €, gratuit pour les moins de 3 ans, Pack famille (2 adultes + 2 enfants) à 35 €

Sculpture en chocolat – Salon du chocolat 2016 (Paris)

Au vu de la longue file d’attente devant les portes du salon et l’affluence à l’intérieur, le succès du salon du chocolat ne se dément pas d’année en année. Mais pourquoi y aller chaque année me direz-vous ? Eh bien tout simplement parce que :

  1. On y fait des rencontres surprenantes tel le stand exposition de Philippe et Chantal du Chouchet, fabricants de chocolatières qui m’ont gentiment livré leur recette de chocolat chaud :
    • Faire fondre 200 g de chocolat à 70% de cacao dans 1 litre de lait jusqu’à ébullition puis ajouter de la crème fraîche et des épices selon son goût (cannelle, amande amère, zeste de citron, etc.).
    • Ebouillanter la chocolatière puis y verser le chocolat chaud.

Crème et lait, non ce n’est pas pour ceux qui font régime !

2. On y admire des pièces artistiques bluffantes en chocolat ou sucre tiré

Pièce en sucre tiré – Salon du chocolat 2016 (Paris)

3. On y découvre des nouveautés ou des références connues des seuls professionnels, tel que le superbe magazine Le journal du pâtissier qui a inauguré cette année un concours de pâtisserie ouvert aux amateurs d’une part et aux professionnels d’autre part, permettant aux heureux sélectionnés de se mesurer sur un grand classique: la tarte au chocolat.

4. On y trouve la plus forte concentration de MOF artisans chocolatiers de France au m² et leurs devantures sont de véritables œuvres d’art.

5. Et bien sûr on y déguste des carrés de toutes les couleurs (noir, lait, gianduja, blanc), saveurs (épicé, fruité), composition (en version tisane, sans gluten, sans lactose), offerts avec parcimonie chez les artisans, avec largesse chez les industriels. Il faut de tout pour faire un monde.

Pièce montée géante en pâte à sucre – Salon du chocolat 2016 (Paris)

Visites de caves de champagne (Reims)

Lieu : Domaine  Pommery, 5 place du Général Gouraud, 51100 Reims

Date  : mai 2017

Tarif : 20€ avec dégustation d’une coupe de champagne

www.reims-tourisme.com/Decouvrir/Champagne/Grandes-maisons-de-Champagne

Cuve de champagne de la maison Pommery (mai 2017)

Envie d’une expérience gastronomique chic et abordable* en dehors de Paris en ces wek-ends printaniers ? Alors direction la région champenoise pour une visite des caves d’un grand nom du champagne ou plus simplement d’une maison familiale. J’opte pour une solution intermédiaire avec les caves Pommery qui propose une visite « Art du champagne » d’une heure suivie de la dégustation d’une coupe de champagne Pommery Brut Royal au tarif de 20 € / adulte. Les informations pratiques et réservations pour les maisons de champagne de la région se font très facilement sur le site  www.reims-tourisme.com/Decouvrir/Champagne/Grandes-maisons-de-Champagne.

Domaine Pommery – Mai 2017

La « Maison» Pommery est magnifique, située dans un cadre superbe dans Reims même (parc Pommery). On dirait un château de conte de fées, impression renforcée par l’exposition d’art contemporain,  « Gigantesque ! », qui s’y déroule jusqu’au 31 mai 2017 et présente des objets de la vie courante en taille XXL.

Table de jardin géante – Maison Pommery (mai 2017)

La visite des caves débute par la descente dans les crayères, situées à 30 m sous  terre, par un imposant escalier de 116 marches (attention : pas  d’ascenseur pour les personnes à mobilité réduite et la remontée des 116 marches peut couper le souffle + prévoir un gilet, les caves étant en permanence à 10-12°C et le taux d’humidité dépassant les 90%).

L’escalier conduisant aux caves à 30 m sous terre -Domaine Pommery (Mai 2017)

Nous visitons ensuite quelques-unes des allées souterraines (le réseau souterrain compte plus de  18 km d’allées, chacune portant le nom d’une ville française ou internationale où Madame Pommery a développé son commerce de champagne) où sont stockées environ 25 millions de bouteilles, en compagnie de notre guide qui nous explique les différentes étapes de la vie de ce grand vin, depuis la récolte des vignes en septembre jusqu’à la commercialisation 3 ans plus tard pour les bouteilles Pommery classiques (contre 18 mois pour des champagnes de maisons moins sélectives) ou 6 à 8 ans plus tard pour les millésimes. Il en faut du temps pour un bon champagne !

Magnum Pommery entreposés dans les crayères pendant plusieurs années – Mai 2017

Les salles les plus anciennes, telle celle contenant la dernière bouteille de la première cuvée (1874), sont jalousement tenues sous clef.

Notre guide nous explique que les 3 grands noms du champagne comprenne la veuve Pommery qui lance le champagne brut (il était jusque-là très sucré et bu en accompagnement de desserts), en sus de Dom Perignon qui mit à jour l’effervescence de ce grand vin et la veuve Clicquot qui inventa la table de remuage, sorte d’établi dans lequel les bouteilles sont rangées col en bas pour permettre au dépôt de levure issue de la fermentation alcoolique de se concentrer dans le col lors du remuage quotidien des bouteilles et être ainsi plus facilement expulsé lors de l’ouverture de la bouteille, afin d’y insérer une liqueur qui donnera au champagne sa typicité.

Une belle visite parmi un large choix de caves à visiter (Mumm, Moët, Ruinart, …), que l’on peut coupler dans la même journée à la visite d’autres sites d’intérêt, au premier rang desquels la Cathédrale de Reims où furent sacrés nombre de rois de France.

Cathédrale de Reims – Parvis et détail de la façade (l’ange au sourire)

Pour le déjeuner, je recommande une très bonne adresse rémoise, dans un genre plus populaire : Les cocottes du cul de poule.

* On peut se rendre facilement à Reims depuis Paris, en voiture (140 km), en TGV (45 minutes, à partir de 20 € l’aller simple) ou en bus (2h15, à partir de 8 € l’aller simple).

Démonstration de cuisine indonésienne au Cordon Bleu – Mai 2017

Lieu : Le Cordon Bleu – 13 quai André Citroën 75015 Paris

  Javel André Citroën

Date  : 16 mai 2017

Tarif : Evénement privé sur invitation

 www.cordonbleu.edu

Soto Ayam (soupe de poulet traditionnelle indonésienne)

A l’occasion de la semaine Saveurs & Reflets d’Indonésie qui met en avant la cuisine indonésienne du 17 au 21 mai 2017 au Café de la Paix (5 place de l’Opéra 75009 Paris), l’école de cuisine Le Cordon Bleu organise en avant-première une démonstration culinaire donnée par le chef Degan Septoadji Suprijadi.

Pendant un peu plus de 2 heures, le chef nous transporte littéralement dans son pays d’origine par ses recettes ponctuées d’anecdotes personnelles savoureuses, les odeurs d’épices qui se dégagent des préparations cuisinées en direct et bien sûr la dégustation qui clôture l’atelier.

Le chef commence par ce qu’il nomme « l’essence de la cuisine indonésienne » (si tant est que l’on puisse parler d’une cuisine indonésienne tant l’archipel qui compte près de 17.000 îles est riche de cultures et de saveurs différentes),  à savoir les pâtes d’épices qui se répartissent en 3 grandes familles :

  • les pâtes jaunes à base d’ail, d’échalote et de curcuma,
  • les pâtes rouges à base d’ail, d’échalote et de piment rouge,
  • les pâtes blanches à base d’ail et d’échalote.
Le chef Degan Septoadji Suprijadi expliquant la fabrication du Bumbu Kuning, réalisé dans un mortier en pierre par son assistante

Les 3 recettes du jour étant à base de pâte d’épices jaune, appelée Bumbu Kuning en indonésien, le chef commence par expliquer comment confectionner de façon traditionnelle cette pâte à l’aide d’un mortier en pierre volcanique : les différents ingrédients qui composent la pâte (ail, échalote, gingembre, noix d’Inde, citronnelle, galanga et curcuma) y sont écrasés finement à l’aide d’un pilon en pierre.

Petite astuce du chef : ajouter un peu de sel fin dans le mortier pour faciliter le broyage des épices. Si l’on n’a pas de mortier, on peut réaliser la pâte à l’aide d’un blender.

Une fois bien écrasée, on fait revenir la pâte dans une poêle avec de l’huile pour obtenir la pâte d’épices jaune qui est utilisée dans de nombreuses préparations indonésiennes : soupe, curry, marinade pour viande ou poisson, etc. La pâte une fois cuite peut se conserver jusqu’à 6 mois au congélateur.

Après avoir confectionné la pâte, le chef nous explique comment réaliser le Soto Ayam, soupe de poulet traditionnelle indonésienne, qui s’avère être un délice, parfumé et gouteux.

Soto Ayam (soupe de poulet traditionnelle indonésienne)

S’ensuivent les explications pour la réalisation du Ayam Panggang, poulet rôti mariné depuis la veille avec de la pâte d’épices jaune. Là encore, c’est un régal, le poulet est à la fois fondant, caramélisé et avec un léger goût épicé.

Enfin, la démonstration se termine par le Kare Ayam, poulet au curry mijoté dans du lait de coco.

Après un tel voyage gustatif, on a réellement envie de poursuivre les découvertes culinaires, que ce soit en Indonésie ou à Paris lors de la semaine de saveurs indonésiennes qui débute dès le lendemain ou au restaurant Jakarta Bali conseillé par le chef et la délégation de l’ambassade indonésienne à Paris présente lors de la démonstration culinaire.

Cocktail préparé par les chefs indonésiens – Mai 2017

Pour clôturer la soirée, le chef accompagné d’une brigade spéciale composée de chefs indonésiens participant à l’événement culinaire de la semaine (Theodorus Setyo, Agus Pandetria, Agus Wiryawan et Gede Susila Yadya) nous offre un cocktail  et un buffet de saveurs indonésiennes, le tout en musique, indonésienne bien sûr.

Musicien indonésien jouant d’un instrument traditionnel

Remerciements à l’école Le Cordon Bleu qui a organisé et accueilli la manifestation en présence de l’ambassadeur d’Indonésie en France et de la délégation permanente de l’Indonésie à l’Unesco.

Les chefs indonésiens (en tablier noir) entourés de chefs du Cordon Bleu (en veste blanche), de l’Ambassadeur d’Indonésie à Paris et du directeur de l’école

Conférence Le Cordon Bleu « Cuisine et préservation des ressources de la mer »- Mai 2017

Lieu : Le Cordon Bleu – 13 quai André Citroën 75015 Paris

M°: Javel André Citroën

Date  : 11 mai 2017

Tarif : Entrée libre sur réservation

 www.cordonbleu.edu

Quelques uns des logos de la pêche durable

Dernière des 6 conférences libres autour de la gastronomie organisées par l’école Le Cordon Bleu, cette conférence autour des ressources de la mer a attiré une audience moins large que les précédentes. Dommage car le thème était très intéressant et la conférence a permis aux consommateurs que nous sommes d’apprendre quelques infos pratiques pour mieux consommer au quotidien. Par exemple, j’ai appris que les océans sont délimités en zones et en sous-zones que les poissonniers ont l’obligation de mentionner sur leurs étals. La France est en zone 27, bon à savoir si l’on souhaite consommer local.

Autre information utile : le label bio n’existe que pour les produits d’élevage, pas pour les produits sauvages. Un poisson labellisé bio est donc nécessairement un poisson d’élevage, ce qui n’enlève rien à la qualité intrinsèque du produit par rapport à un poisson sauvage. Des labels de qualité (qui ne sont pas des labels bios) sont également attribués aux produits de la mer, le saumon Label rouge d’Ecosse par exemple.

Des informations pour éclairer le grand public dans ses choix de consommation sont disponibles sur l’application Planet Ocean ou le guidedesespèces.org dédié aux professionnels mais très accessible.

Elisabeth Vallet, animatrice de la conférence et directrice de l’association Ethic Ocean qui œuvre pour la préservation des océans en France depuis 2006, nous rappelle quelques chiffres et données importantes qui donnent à réfléchir : même si les océans représentent plus de 70% de la surface de la planète, les ressources ne sont pas infinies : 60% des espèces marines sont aujourd’hui exploitées au maximum de leur niveau de durabilité (c’est-à-dire le niveau au-delà duquel la population concernée décroîtra) et 30% surexploitées. En cause : l’augmentation de la population mondiale, combinée à une augmentation de la consommation moyenne par habitant de poissons, mollusques et crustacés. Ainsi, la consommation est passée de 10 kg/habitant/an en France en 1960 à 35 kg en 2016 (contre 22 kg en Europe et 19 kg dans le monde) !

Certes le développement de l’aquaculture à partir des années 50 a permis d’accroître les réserves disponibles (l’aquaculture représente aujourd’hui autant que les captures de pêche soit environ 100 millions de tonnes par an) et de freiner la surpêche de certaines espèces, mais cela  sera-t-il suffisant pour préserver les ressources marines ? Il faut surtout que les pouvoirs publics et les consommateurs s’engagent dans  des actions durables. On citera par exemple l’obligation de débarquement à terre instaurée en Europe depuis 2016 pour limiter la capture de petits poissons invendables qui sont ensuite rejetés en mer. En obligeant les chalutiers à ramener à terre les « déchets », les pouvoirs publics espèrent une prise de conscience et une modification des méthodes de pêche (utiliser des filets à maille plus large par exemple) pour rendre cette dernière plus sélective. Les rejets en mer représentent environ 20 millions de tonnes par an dans le monde, de quoi nourrir beaucoup de monde !

Conférence Le Cordon Bleu « Gâteaux et œufs de Pâques : origines, design et relectures » – Avril 2017

Lieu : Le Cordon Bleu – 13 quai André Citroën 75015 Paris

Javel André Citroën

Date  : 13 avril 2017

Tarif : Entrée libre sur réservation

 www.cordonbleu.edu

Mona espagnole

Seconde conférence animée par Coline Arnaud, doctorante à l’université de Versailles – Saint-Quentin en Yvelines et chercheuse associée à la Bibliothèque Nationale de France, les gâteaux et œufs de Pâques font l’objet d’un exposé historico-culturel de saison.

Nous commençons tout d’abord par un rappel sur les origines des fêtes de Pâques qui correspondent pour les chrétiens à la mort et à la résurrection du Christ. Parmi les différents dogmes établis par l’Eglise, le carême instauré au 4ème siècle par le concile de Nicée impose un jeûne de 40 jours durant lesquels seul un repas est autorisé chaque jour (repas du soir composé d’eau, de pain et de légumes). Au 19ème siècle, on autorise le poisson et les laitages mais les œufs restent interdits car associés à la poule, donc à la viande.

C’est de cette interdiction de consommer les œufs pendant le carême que serait née la tradition des œufs de Pâques. En effet, les œufs qui ne pouvaient être consommés étaient peints et offerts en présents dès le 10ème siècle chez les Coptes. La tradition arrive en Alsace au 13ème siècle par les Croisades avant d’être interdite à la Révolution car assimilée à un symbole royal en raison des œufs en porcelaine que l’on décore richement à la fin du 18ème siècle.

Les gâteaux consommés pendant la période de carême ne devaient être ni frits (pour éviter la nourriture grasse) ni trop riches (on limite le beurre et les œufs). Selon Le ménager de Paris, on consomme alors principalement des crêpes et des gaufres, sans doute plus appétissantes que les simonets de Reims (gâteau à base d’épices et fruits secs consommés uniquement en période de carême) ou bonblats d’Orélans (gâteau contenant peu de beurre et de sucre) ou encore les totelots, gâteaux de pénitence consommés les jeudi et vendredi saints (gâteaux secs trempés dans du vinaigre).

Par opposition, les gâteaux de fin de carême seront riches en sucre et en gras pour marquer le retour aux plaisirs gustatifs. La brioche et sa pâte levée qui symbolise l’opulence sont une tradition pascale : le levain est fabriqué le dimanche des rameaux, la pâte est mise en pousse le samedi de Pâques et portée à l’église le dimanche de Pâques pour être bénite avant d’être cuite. Les traditions de brioche de Pâques sont communes dans de nombreux pays: hot cross buns en Angleterre (brioche marquée d’une croix blanche), mona pascale en Espagne (brioche ronde cuite avec en son centre un œuf en coquille surmonté d’une croix), mouna algéroise (brioche aromatisée à la fleur d’oranger coupée en forme de croix en son centre consommée lors du traditionnel pique-nique de Pâques des Pieds Noirs en Algérie).

Hot cross buns (Angleterre)

Ce n’est que récemment que l’on confectionne des gâteaux ou friandises en chocolat sous diverses formes d’animaux : agneau, poule, lapin (tradition allemande qui arrive en France au 19ème siècle ; le lapin symbolise la fertilité, image que l’on peut associer à la renaissance de Pâques), et que le phénomène vise les enfants.

Nestor – Livraison de repas (région parisienne)

Adresse : commande sur internet, livraison à domicile ou au bureau, en région parisienne, du lundi au vendredi entre 12h et 14h

https://www.nestorparis.com

Tarif : Menu du jour (entrée, plat, dessert)  à 15 €

Dernière visite : février 2018

Saumon sauce vierge et faggotini proposé par Nestor

Profitant d’une offre découverte avec réduction de 5 €, je décide de tester la formule Nestor un vendredi midi. Je ne suis pas tentée par le dessert du jour (tiramisu pommes speculoos) mais la photo du saumon proposé  est bien alléchante et l’entrée (salade de pomme de terre et coppa) pourrait réserver une bonne surprise. Pour mes 10 €, je ne suis pas déçue : cuisson parfaite du saumon et du riz sauvage qui l’accompagnait, entrée correcte (un brin trop moutardée pour moi et la tranche de coppa ne pesait pas très lourd dans la coupelle) et dessert conforme à l’annonce.

Je renouvelle l’expérience à la vue d’une belle assiette composée de blanc de poulet doré et de gnocchis aux champignons à faire saliver. Le plat qui arrive est tout palot mais vraiment délicieux (cuisson hyper moelleuse et poulet gouteux à souhait). L’entrée (salade de concombre, olives noires, fêta) et le dessert (banane au caramel) sont à nouveau corrects. Expérience validée (surtout pour les plats) !

A ne pas rater: de grands chefs (Philippe Conticini, Thierry Vayssière,…) sont invités à proposer des plats signatures de temps en temps. J’ai testé, c’est vraiment top.

Côté service, c’est impeccable avec le sms qui prévient lorsque le coursier est à 5 minutes du lieu de livraison, les couverts en bois et le paiement que l’on peut faire en ligne ou au coursier, en espèces, carte bleue ou titres restaurant.

Petite astuce : si vous êtes plusieurs à commander sur le même lieu de livraison, vous pouvez tenter de demander une ristourne au site. Nous avons obtenu 3€ de remise par repas dans mon entreprise pour une moyenne de 10 repas livrés chaque jour.