Bôl (Paris 8ème)

3 rue Mollien 75008 Paris

Tél. :01 75 42 65 56

M°: Monceau

Ambiance: cantine vietnamienne tendance – Tarif:  Entre 10 et 14 € – Du lundi au vendredi de 11h à 15h

Dernière visite : mars 2019

Bobun de chez Bôl – Paris

Une longue file d’attente à l’extérieur, quelle que soit l’heure (midi ou 14h) et quel que soit le temps, c’est un signe qui ne trompe pas. Armées de patience, nous décidons avec une collègue de tester ce resto-snack vietnamien de poche (10 tables) à la devanture healthy et tendance. Bôl comme les fameux bowls américains remplis de légumes et viandes ou poissons aux couleurs chatoyantes dont la vue aiguise l’appétit. Les odeurs qui nous titillent les narines pendant les 15 minutes de queue sont des plus agréables également (sans doute moins pour le voisinage !).

Arrivées devant le comptoir, les 2 serveurs composent en direct les fameux bols à base soit de riz soit de vermicelles soit de soupe, agrémentés de pousse de soja, carottes râpées, laitue, herbes fraiches, nems au porc ou végétarien, viande (poulet ou porc) ou crevettes et si on le souhaite toping oignons frits et cacahuètes. C’est beau (dans le bol et dans la salle) et sain. Le prix est correct pour le quartier : 9,50 € le bol bien garni qui suffit amplement pour une personne, 13,50 € avec une entrée (nems ou rouleaux de printemps) ou un dessert (gâteau au manioc, gâteau à la banane, salade de fruits frais ou bol de tapioca) et une boisson. Il y a même de l‘eau de coco fraîche encore dans la noix à 3,50 € (hors menu). Formule banh mi (sandwich vietnamien, le pain a l’air délicieux, à tester une prochaine fois) à 9,50 € avec une entrée ou un dessert et une boisson.

Service très agréable.



www.bol-vietnamien.com

Conférence Le Cordon Bleu « Trois femmes de Paris aux Etats-Unis » – 7 mars 2019

Lieu : Le Cordon Bleu – 13 quai André Citroën 75015 Paris

M°: Javel André Citroën

Dates  : 7 mars 2019, Durée : 2 heures

Tarif : Entrée libre sur réservation

 www.cordonbleu.edu

La Chef Adeline Grattard, entourée de chefs du Cordon Bleu Paris – 7 mars 2019

Pour célébrer la journée de la femme le 8 mars, l’école de cuisine Le Cordon Bleu Paris (LCB) a choisi de mettre en lumière le parcours de 3 grandes dames de la cuisine ayant toutes fait leurs classes au Cordon Bleu à Paris: Dione Lucas, Julia Child et Madeleine Kamman. C’est l’historien de la gastronomie Denis Saillard qui nous fait remonter le temps pendant 2 heures.

Dione Lucas, londonienne née au début du XXème siècle, est envoyée à Paris par ses parents pour apprendre la cuisine car elle est une élève peu brillante. Après sa sortie du Cordon Bleu, elle créé en 1933 « La Petite Ecole du Cordon Bleu » à Londres et y ouvre un restaurant. Dione travaille ensuite en Allemagne puis émigre aux Etats-Unis en 1942 où elle crée une autre école de cuisine. Femme pionnière des émissions culinaires télévisées aux Etats-Unis, elle démarre en 1947 un programme TV sur CBS, qu’elle animera pendant une dizaine d’années, et publie cette même année The Cordon Bleu book où elle livre techniques et recettes de cuisine.

Plus connue que Dione, Julia Child, notamment popularisée par le film Julie and Julia avec Meril Streep qui sort sur les écrans en 2009, est une autre avant-gardiste des émissions culinaires télévisées. Elle officiera à partir des années 60 sur les ondes, mettant en avant la cuisine française auprès des ménagères américaines. Julia qui s’est inscrite au Cordon Bleu à Paris sur les conseils de son amie Charlotte Turgeon, traductrice de livres de cuisine français en anglais, est l’auteur de nombreux ouvrages culinaires dont Mastering the art of French cooking.

Enfin, Madeleine Kamman, née Madeleine Pin à Paris en 1930, épouse d’un ingénieur américain, Alan Kamman, est la troisième figure emblématique de la cuisine française aux Etats-Unis. Son ouvrage When French women cook paraît en 1976. Elle tiendra un restaurant Chez La Mère Madeleine au sein même de l’école de cuisine qu’elle créera à Boston et apparaîtra également dans plusieurs émissions culinaires télévisées.

Les présentations des 3 femmes sont entrecoupées de parallèles avec le récit des parcours de femmes chefs contemporaines , telles Adeline Grattard, chef 1 étoile Michelin qui officie au restaurant Yam’Tcha (qui signifie boire du thé en mangeant) créé avec son époux chinois. Adeline nous conte la philosophie de sa cuisine mêlant orient et occident et qui fait la part belle au Produit (avec un grand P) et à la fraîcheur (le menu change chaque jour au déjeuner et au dîner en fonction du marché). Une belle réussite professionnelle et personnelle : Adeline et son mari ont maintenant 3 établissements et 3 enfants.

Est également là Julia Joyandet qui nous présente sa première cuvée, « Par amour », un pinot gris de Bourgogne, et partage avec nous son parcours de sa sortie du Cordon Bleu (spécialisation œnologie) à sa reprise en famille d’un vignoble en 2017. Témoignage touchant, tout comme ceux de Sibel, d’origine turque, qui enseigne aujourd’hui la cuisine dans son pays, ou Mary, une américaine qui a décidé de suivre le parcours LCB en 2013 à l’âge de 50 ans. Elle a maintenant son entreprise de traiteur, Simply French. Enfin, Soyoun, une jeune femme d’origine coréenne passionnée de cuisine et maintenant professeur de pâtisserie à LCB clôt la conférence. Nous avons pu goûter aux délices de nos hôtesses au fur et à mesure de la conférence : falafel de Sibel, brownie au chocolat de Mary (incroyable texture fondante et croustillante à la fois) et macaron au fenouil et yuzu, le tout accompagné d’un verre de la cuvée Par amour, si bien nommée en ce jour de célébration de la femme.

Falafel de Sibel accompagné d’un verre de Par amour- Le Cordon Bleu Paris (7 mars 2019)
Brownie de Mary de Simply French, Le Cordon Bleu Paris (7 mars 2019)
Macaron Fenouil Yuzu – Le Cordon Bleu Paris (7 mars 2019)

B.O.U.L.O.M (Paris 18ème)

181 rue Ordener 75018 Paris

Tél. : 01 46 06 64 20

WWW.BOULOM.NET

M°: Jules Joffrin ou Porte de Clignancourt

Ambiance: Bistronomie – Tarif:  buffet à 29 € le midi, 39 € le soir, 45 € brunch samedi et dimanche, verre de vin à partir de 6 €

Dernière visite : février 2019

La salle du restaurant B.O.U.L.O.M (février 2019)

B.O.U.L.O.M c’est l’anagramme de Boulangerie Où L’On Mange, en référence à la boulangerie en devanture de la rue Ordener qu’il faut traverser pour arriver dans l’antre du restaurant. Créé par Julien Duboué, jeune chef basque qui s’est notamment illustré dans une édition de Top Chef (divertissement autour de la cuisine sur M6), B.O.U.L.O.M est un bistrot gastronomique sous forme de buffet. On y trouve des produits de grande qualité (charcuterie label rouge en provenance du pays basque, fruits de mer, agneau de lait, saucisse cuite sur la braise, cabillaud en croûte, etc., plateau de fromages et moult desserts).

Cave à affiner la viande (B.O.U.L.O.M février 2019)

La patate douce ou les pommes dauphines en accompagnement sont sans aucun doute les meilleures que j’ai mangées, fondantes à souhait pour les premières, croustillantes pour les secondes.

Agneau de lait et pommes dauphines (B.O.U.L.O.M février 2019)

L’ambiance est très conviviale, de la table pour 2 à la grande tablée partagée avec d’autres clients. L’accueil du personnel est chaleureux, voire amical, de l’hôtesse dans la boulangerie aux cuistots qui servent les plats au buffet chaud, en passant par les serveurs qui débarrassent les assiettes vides sur les tables, sans oublier François, le maître de salle qui prend soin de chacun comme de véritables copains, sans tomber dans la familiarité.

J’ai passé un très bon moment et ai hâte de faire connaître l’endroit à mes proches. Côté tarif, c’est élevé, surtout pour le quartier, mais largement justifié par la qualité des produits servis. Un bémol ? L’ambiance sonore, assez bruyante, ambiance bodega lors d’une troisième mi-temps de rugby, donc à éviter si on recherche un endroit pour discuter au calme.


Balade Barbès gourmand, cuisine de rue à la Goutte d’Or (Paris)

Tarif : 14 € – Durée : environ 2h – Réservation sur Exploreparis.com ou sur 716lavie.com
Guide : Guillaume (guillaume@levraiparis.com)

Date de la visite : février 2019

. Pâtisserie El Andalusia, rue de la Goutte d’Or à Paris

(Re)découvrir Barbès par la cuisine de rue, voilà une belle idée pour qui aime Paris, les cultures du monde et la gastronomie car c’est le cocktail que nous propose Guillaume, guide parisien féru de Paris et du bien manger. D’ailleurs, son site 716LaVie (onomatopée de « c’est ainsi la vie », tout un programme) fourmille de bonnes adresses pour se régaler à moindre coût à Paris ou ailleurs dans le monde.

Notre balade gourmande démarre au métro Anvers, sous un magnifique soleil printanier. Guillaume nous conte l’histoire d’un plat algérien dont je n’ai jamais entendu parlé, la garantita, une purée de pois chiche cuite au four, autrefois considérée comme la viande du pauvre. Nous irons la déguster dans une petite gargote du boulevard de la Chapelle (Kaliente, 49 bd de la Chapelle 75010 Paris) qui ne paye pas de mine mais qui a la première servi cette réminiscence du pays aux immigrés Algériens. Côté goût, c’est bon mais je ne traverserai pas Paris pour en remanger. A 2 € la part, servie épicée (cumin ou harissa ou les deux) ou pas, en barquette ou dans un sandwich baguette , ça cale l’estomac, d’autant plus que nous avons fait un arrêt avant à la Garantita Two (9 bd Rochechouart 75009 Paris), un concurrent où Guillaume nous recommande de tester la pizza au fromage ou aux anchois à 1 € la part. J’avoue que la couleur orangée de la sauce tomate qui n’a d’égale que celle de la devanture de l’échoppe me laisse un instant perplexe mais je tente et au final, je ne suis pas déçue. La pizza est bonne, la sauce tomate un peu sucrée. A retenir pour un encas sur le pouce dans le quartier.

. La Garantita Two, boulevard de Rochechouart à Paris

Nous continuons la balade par une traversée rapide du marché de Barbés qui se tient sous le métro aérien entre les stations Barbès Rochechouart et Porte de la Chapelle les mercredi et samedi matins. Comme tous les marchés parisiens, c’est un festival de couleurs, de senteurs, le tout dans une ambiance  animée et joviale. Les tarifs y sont très attractifs. J’y suis d’ailleurs repassée après la balade pour quelques emplettes.

Nous poursuivons vers les rues de la Goutte d’Or et Myrha où Guillaume nous explique non seulement les aspects culinaires (la Goutte d’Or ferait référence au vin issu des vignobles de Montmartre tandis que la rue Myrha était la rue des restaurants de brochettes, il n’en reste malheureusement que très peu) mais également les aspects sociaux-économiques et politiques liés à l’immigration. C’est très intéressant, on a envie d’approfondir la question une fois revenu à la maison.

. Le quartier Barbès

La balade se poursuit par des escales chez un épicier ivoirien et un grossiste en herbes aromatiques où l’on peut acheter au détail les herbes dont on a besoin, vendues au même prix qu’au marché de Barbès (0,30 € le bouquet de persil ou coriandre ou menthe).

. Grossiste en herbes aromatiques, rue de Jessaint à Paris

Enfin, comme il se doit, la balade se termine par une touche sucrée à la pâtisserie El Andalusia (25 rue de la Goutte d’Or 75018 Paris) où M. Karim nous a préparé un délicieux thé à la menthe (1.50 € le verre de thé), que l’on peut déguster sur place, debout, avec une pâtisserie orientale (1.50 € le petit gâteau). 

Merci à Guillaume qui m’a permis de redécouvrir ce quartier sous un angle culinaire mais également culturel (nombreuses explications sur l’architecture urbaine et les sites culturels croisés tout au long de la balade) et sociologique. J’ai vraiment envie d’y revenir, sans préjugés. Le restaurant de couscous et brochettes Sidi Rached (64 rue de Myrha) recommandé par Guillaume sera une bonne occasion!

Yemista (légumes farcis)

L’histoire de la recette  :

Les yemista sont des légumes farcis, en général avec du riz et/ou du boulghour et la chair des légumes servant de contenants. On peut y ajouter de la viande ou tout ce qui nous passe entre les mains (pignons de pain, raisins secs, etc.) selon l’un des musiciens du groupe de musique traditionnelle crétois Stelios Petrakis qui nous a transmis la recette héritée de sa mère. Cette recette a été réalisée lors d’un atelier de cuisine dans le cadre de l’édition 2018 du festival Villes des musiques du monde qui se tient chaque année de la mi-octobre à la mi-novembre en Seine Saint-Denis.

.               Yemista (légumes farcis)

Temps de préparation : 30 min –  Temps de cuisson : 1 heure

Matériels :

  • 1 mixeur
  • 1 couteau
  • 1 bol
  • Cuillère parisienne ou petite cuillère pour évider les légumes
  • Plat à rôtir
  • Papier aluminium

Ingrédients :

  • Légumes à farcir : poivrons, aubergines, courgettes, tomates, pommes de terre
  • 1 oignon
  • Riz
  • Boulghour
  • Fromage râpé
  • Persil
  • Huile d’olive
  • Cumin
  • Sel, poivre

Préparation :

  • Laver et sécher tous les légumes à farcir.
  • Couper le haut de chaque légume et réserver ce chapeau. Si les légumes sont gros, les couper en deux afin de faire 2 contenants pour la farce.
  • Evider les légumes à l’aide d’une cuillère parisienne ou d’une petite cuillère et réserver dans un bol.
  • Mixer 1 oignon à l’aide d’un robot mixeur. Réserver.
  • Mixer la chair de tous les légumes évidés.
  • Dans un grand bol, mélanger la chair des légumes, les oignons, le persil ciselé et ajouter du riz et/ou du boulghour cru. La quantité de riz doit représenter à peu près la moitié du volume des légumes. Ajouter du cumin, du sel, du poivre et de l’huile d’olive. Si la préparation semble sèche, ajouter de l’eau pour avoir une préparation bien humide, pour permettre au riz de cuire au four. Goûter la farce et rectifier l’assaisonnement si besoin.
  • Dans un plat allant au four, placer les légumes évidés, saler et remplir de farce jusqu’à ras bord. Verser ensuite dans les contenants le jus des légumes s’il en reste et un léger filet d’huile.
  • Poser les chapeaux sur chaque légume. Parsemer de fromage râpé et couvrir le plat de papier aluminium.

.               Yemista prêts à être enfournés

  • Enfourner à four chaud (entre 200 et 220 °C) et cuire 20 minutes puis baisser le four à 180-200°C et poursuivre la cuisson pendant 40 minutes.

.              Yemista à la sortie du four

Et voilà un plat sain et coloré à apporter directement sur la table !

Famagusta (gâteau de semoule à l’orange)

.                Famagusta (gâteau de semoule à l’orange)

L’histoire de la recette  :

Le famagusta, gâteau de semoule à l’orange, tire son nom d’une ville chypriote, Famaguste, où l’on produit notamment des oranges. Cette recette est celle d’Hélène, jeune pâtissière qui officie à AuberKitchen, bistrot-bar ouvert en février 2018 à Aubervilliers avec Chris, son compagnon cuisinier. Hélène a quelque peu aménagé la recette traditionnelle ramenée de Chypre où elle a vécu en remplaçant l’huile de tournesol par du beurre et en réduisant la quantité de sucre du sirop d’imbibage. Ce dessert a parfaitement complété le menu crétois composé de dakos (pain grillé-tomate) en entrée et yemista (légumes farcis) en plat principal, préparé avec le groupe de musique Stelios Petrakis lors du festival Villes des musiques du monde qui se tient chaque année en Seine Saint-Denis de la mi-octobre à la mi-novembre.

AuberKitchen : 20 rue Lécuyer 93300 Aubervilliers, ouvert les midis du lundi au samedi et les jeudi et vendredi soirs

Tél. : 01 48 11 01 74

Mail : auberkitchen@gmail.com

pa_picto_reseau_metro[1] pa_metro_ligne_7[1] Aubervilliers Quatre Chemins

AuberKitchen (octobre 2018) – Les scones du brunch du samedi sont délicieux!

Temps de préparation : 30 min – Temps de  pause: 2 heures – Temps de cuisson : 30 min

Matériels :

  • 1 mixeur
  • 1 fouet
  • 1 casserole
  • 1 couteau
  • 1 planche à découper
  • 1 bol
  • Moule à gâteau

Ingrédients :

  • 240 g de sucre
  • 4 œufs
  • 2 oranges non traitées
  • 160 g de beurre
  • 120 g d’amandes entières (ou poudre d’amande)
  • ½ cuillère à café de levure
  • 260 g de semoule très fine
  • Sirop : 300 ml de jus d’oranges fraîchement pressées, 50 g de sucre

Bon planla semoule peut être remplacée par de la polenta pour les personnes intolérantes au gluten.

Préparation :

  • La veille ou au moins 2 heures auparavant : cuire les oranges avec leur peau dans une casserole remplie d’eau froide que l’on porte à ébullition. Renouveler l’opération 6 à 8 fois en changeant l’eau à chaque fois, de façon à faire ressortir l’amertume des oranges. Réserver hors de l’eau jusqu’à refroidissement complet.
  • Le jour même, battre les œufs et le sucre jusqu’à obtenir un mélange homogène mousseux.
  • Mixer les amandes à l’aide d’un mixeur.
  • Couper les oranges avec la peau en gros dés. Les mixer finement à l’aide du mixeur jusqu’à obtenir une purée.
  • Mélanger l’appareil œufs/sucre avec le beurre qui doit avoir une texture pommade, les amandes mixées, la semoule, la levure et la purée d’orange.
  • Verser dans un moule à gâteau beurré.
  • Enfourner à 200 °C et laisser cuire environ 30 minutes, jusqu’à ce que le gâteau soit cuit (la pointe d’un couteau enfoncée dans le gâteau doit ressortir sèche).
  • Pendant ce temps, réaliser un sirop en portant à ébullition le jus d’orange et le sucre. Réserver.
  • Lorsque le gâteau est cuit, verser le sirop froid sur le gâteau.

Balade botanique et atelier cuisine zéro déchet par Altrimenti

Organisateur : Altrimenti (tél. : 06 46 13 64 56)

https://www.facebook.com/pg/altrimenti.asso

Lieu : Parc de la Bergère à BobignyChemin latéral de l’avenue Paul Vaillant-Couturier / Cité Administrative 2 / 93 000 Bobigny

  Bobigny Pablo Picasso Préfecture

Date : août 2018 – Durée : 3 heures – Tarif: gratuit sur réservation sur le site EXPLOREPARIS.COM

Atelier cuisine zéro déchet proposé par Altrimenti – Août 2018

L’association Altrimenti, créée par la pétillante Samanta afin de lutter contre le gaspillage alimentaire,  nous convie à une balade botanique dans le parc départemental de la Bergère, à Bobigny, afin de découvrir les vertus de quelques plantes communes et pourtant méconnues. C’est en compagnie d’une guide botaniste naturopathe que nous partons à la cueillette en petit groupe (une dizaine de personnes dont la moitié d’enfants, auxquels l’atelier s’adapte très bien).

Puis, direction la cuisine aménagée dans un préfabriqué du parc pour la préparation d’une salade estivale colorée composée des herbes et plantes cueillies ensemble et de quelques aliments sauvés du gaspillage alimentaire tels que les carottes invendues des marchés ou le pain rassis qui a fait un excellent toping pour notre salade après avoir été écrasé puis sauté à la poêle avec de l’huile d’olive et des graines d’orties. Nous avons également réalisé des pestos d’orties et de fanes de carottes pour relever les salades.

Petites salades estivales préparées à partir d’aliments simples

Petite astuce livrée par Samanta : pour parfumer soupe et autres préparations mijotées, inutile de se tourner vers le bouillon-cube du commerce. Il suffit de faire infuser dans une casserole d’eau bouillante des « déchets » telles que les pelures de légumes et d’y ajouter sel et poivre.

Merci à Samanta et tous ceux et celles qui oeuvrent au sein de l’association  pour cette balade et ces découvertes champêtres à quelques encablures de Paris, dans une ambiance multi-culturelle très sympathique.

Parmi les découvertes botaniques lors de la balade:

  • L’Achillée millefeuille qui se consomme fraîche en salade ou séchée en tisane. Reconnue pour ses propriétés hormonales (apaise les douleurs menstruelles).
  • Le plantin qui calme les démangeaisons dues aux orties et qui poussent en général à proximité de ces dernières (la nature fait bien les choses !). Cette petite herbe se consomme également en salade.
  • Le robinier, également appelé faux acacia en raison des épines présentes sur ses branches. Seules les fleurs, qui ont un goût sucré de miel, sont comestibles, crues ou en beignets. On les trouve en fin d’été.
  • Le sureau noir: on peut faire un sirop avec les fleurs ou laisser ces dernières infuser dans de l’eau fraîche pour la parfumer délicatement. Les baies se mangent également. Elles auraient des vertus pour les bronches. Attention à ne pas confondre le sureau noir avec le cornouiller sanguin qui donne des baies rouges toxiques semblables à celles du sureau. Pour les différencier : les feuilles du cornouiller sanguin donnent des filaments lorsqu’on les déchire.
  • L’aubépine : les jeunes feuilles se mangent crues en salade au printemps. Les fleurs qui sentent bon lorsqu’elles se trouvent sur l’arbre ont une forte odeur désagréable dès lors qu’elles sont coupées.
  • Les orties se mangent crues ou en soupe ou en infusion. Riches en fer et en silice, elles aident à prévenir les problèmes d’articulation.

Orties à cueillir et préparer avec précaution (gants et ciseaux requis !)

  • Les ronces : elles donnent des mûres et les jeunes feuilles se mangent crues ou se boivent en tisane.
  • La bardane qui aide à lutter contre les problèmes de peau. La tige pelée se mange crue ou cuite ainsi que les feuilles.
  • Les trèfles : les fleurs sont sucrées et se mangent en salade.
  • La mauve: les fleurs qui se mangent en salade sont réputées adoucir la gorge tandis que les feuilles ont un effet laxatif.

    Parterre de mauves – Parc de la Bergère (Bobigny)

Hotel California Lounge Bar (Paris 8ème)

16 rue de Berri 75008 Paris

George V

Ambiance: Brunch  – Tarif:  46 €/pers. avant réduction (30 à 40% de réduction sur La Fourchette soit le brunch à 32 €/pers.)

Dernière visite : septembre 2018

Assiette de dessert du brunch du California – Juin 2018

Pour les brunchs, le bon plan, ce sont les hôtels de standing. En effet, ils se doivent d’offrir à leur clientèle internationale un buffet bien achalandé en quantité et en qualité pour assurer le standing de la chaîne. Du coup, en période creuse, les hôtels offrent très souvent des promos pour remplir leur resto à l’heure du brunch. L’adage s’est vérifié au California, hôtel 4* situé à proximité des Champs-Elysées. C’est dans un magnifique patio ouvert, avec fontaine arabo-andalouse suggérant calme et volupté, que nous avons brunché en ce dimanche ensoleillé de juin.

La fontaine du patio intérieur de l’hôtel California

Côté buffet, le contrat est rempli avec viennoiserie (plutôt moyen/traditionnel), œuf/bacon/saucisse, tartes salées et quiches, salades variées, mets de luxe (foie gras entier mi-cuit, salade de crevettes à l’ananas, saumon fumé, charcuterie haut de gamme, tataki de thon, etc.) et fromage avant de finir par quelques douceurs (tarte au citron meringuée, tarte aux pommes, clafoutsis aux cerises, crème brulée). Ne manquait qu’un dessert au chocolat pour couronner le tout mais les pancakes au Nutella étaient là en cas de besoin !

Cornes de gazelle

L’histoire de la recette :

Cette recette de petits gâteaux marocains a de façon assez surprenante été découverte dans un magazine édité par une grande marque française de l’agro-alimentaire. Après l’avoir testée, je n’ai ni voulu en changer ni participer à un cours de pâtisserie sur la confection de cornes de gazelle, pourtant proposé par d’authentiques cuisinières magrébines. C’est dire si la recette est réussie !

.                          Cornes de gazelle maison

Temps de préparation : 30 min– Temps den repos : 24h, Temps de cuisson : 20 min

Ingrédients

Pour la pâte :

  • 250 g de farine
  • 1 jaune d’œuf
  • 3 cuillères à soupe d’eau de fleur d’oranger
  • 75 g de beurre mou
  • Sel

Pour la farce :

  • 250 g d’amande en poudre
  • 125 g de sucre glace
  • 75 g de beurre mou
  • 1 jaune d’oeuf
  • 3 cuillères à soupe d’eau de fleur d’oranger

Pour la décoration : sucre glace (facultatif)

Ustensiles :

  • Rouleau à pâtisserie
  •  Pinceau à pâtisserie
  •  Emporte-pièce de 10 cm de diamètre
  •  Papier sulfurisé
  •  Film transparent

Préparation :

  • Préparer la pâte en mélangeant tous les ingrédients. Si besoin, ajouter quelques cuillerées d’eau afin d’obtenir une pâte lisse. Envelopper dans un film transparent et laisser reposer au moins une demi-heure au réfrigérateur.
  • Préparer la farce en mélangeant tous les ingrédients. Filmer et laisser reposer au moins un quart d’heure au réfrigérateur.
  • Farinez le plan de travail, étaler la pâte finement à l’aide d’un rouleau à pâtisserie. Découper des cercles de 10 cm à l’aide d’un emporte-pièce ou d’un bol retourné.

.                La découpe de la pâte à l’emporte-pièce

  •  Poser un boudin de farce au centre du cercle, humidifier les bords à l’aide d’un pinceau trempé dans de l’eau.

.            La confection de la corne de gazelle

  • Refermer en appuyant bien. Courber pour former un croissant de lune.

    .             Corne de gazelle façonnée à la main
  • Poser les cornes de gazelle sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé. Laisser reposer 24 h au sec et au frais.

.               Cornes de gazelle au repos

 

  • Le lendemain, préchauffer le four à 160°C et faire cuire les cornes de gazelle pendant 20 minutes.

Bon planOptionnel : pour la touche déco, on peut rouler les cornes de gazelle dans du sucre glace une fois qu’elles ont refroidi.

  • Servir les cornes de gazelle avec un thé à la menthe et/ou une salade d’oranges pelées à vif, tranchées en rondelles et parsemées de cannelle ou d’eau de fleur d’oranger et d’amandes effilées torréfiées à sec.

Salon de la gastronomie des Outre-mer Sagasdom -3ème édition (2 au 4 février 2018)

Adresse : 1 place de la Porte de Versailles – 75015 Paris

  2 et 3a  Porte de Versailles

La remise du prix du Trophée de Babette – Sagasdom 2018

http://www.sagasdom.com/

Date de visite : février 2018

Après les 2 premières éditions à la Porte de la Villette, Babette de Rosières offre comme écrin à son 3ème salon de la gastronomie des outre-mer la Porte de Versailles, une véritable reconnaissance en terme de notoriété et un espace plus grand pour accueillir d’avantages d’exposants.

Le salon en profite pour s’ouvrir à la francophonie, avec des stands de la Tunisie ou de l’Afrique noire. Le mélange fonctionne plutôt bien. Autre nouveauté : un concours opposant des élèves d’écoles hôtelières jugés par un panel de chefs renommés, dont Guylène Arabian. Idée intéressante mais pas facile à suivre debout. On se lasse vite.

La préparation du sorbet au coco traditionnel

Le salon, c’est avant tout un lieu de découvertes gastronomiques et d’échanges avec des producteurs et artisans venus faire découvrir leurs spécialités. Aux traditionnels boudins, accras et sorbets coco, se mêlent des mets moins connus en Métropole tels que les traditionnels kassav (galettes de farine de manioc cuites sur une plaque en fonte très chaude, servies nature ou fourrées de confiture de coco, goyave, etc.) ou quelques innovations (kassav en version snacking : salés, fourrés de jambon et emmental ; boulettes de poissons apéritives ; eau de coco pétillante ; etc.).

Galettes de kassav cuites sur plaque – Sagasdom 2018

Babette est là bien sûr, toujours souriante et disponible pour répondre aux sollicitations de ses fans. Force et courage pour l’année prochaine comme on dit aux Antilles !

La chef Babette de Rosières goutant les préparations sur le stand de la Guadeloupe